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EN BREF
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La Grèce a investi d’importantes sommes dans ses infrastructures de recyclage, mais elle continue d’enfouir près de 79 % de ses déchets. Malgré des efforts de sensibilisation et des conteneurs pour collecter divers matériaux, le taux de recyclage ne s’élève qu’à environ 17 %, l’un des plus bas d’Europe. Selon Lena Belsi, présidente de l’Association des industries et entreprises de recyclage, ce phénomène s’explique par l’absence de mesures dissuasives, telles que des taxes plus élevées sur l’enfouissement, et par la mentalité des citoyens qui considèrent leurs déchets comme disparus une fois sortis de chez eux. À Athènes, la situation est particulièrement préoccupante, avec un système de gestion des déchets basé sur l’enfouissement et un taux de recyclage d’environ 15 %. Bien que l’île de Tilos ait réussi à atteindre des taux de recyclage de plus de 85 %, des initiatives isolées ne suffisent pas à changer la tendance générale.
La Grèce est confrontée à de nombreux défis en matière de recyclage et de gestion des déchets, malgré des investissements considérables dans les infrastructures de recyclage et une série de campagnes de sensibilisation. Selon les données, près de 79 % des déchets grecs sont enfouis, et le taux de recyclage est désespérément bas, atteignant à peine 17 %, ce qui en fait l’un des plus bas d’Europe. Cet article explore les raisons de cette situation préoccupante.
Un investissement insuffisant dans les infrastructures
Des milliards d’euros ont été investis dans les infrastructures de recyclage en Grèce, et des dizaines de campagnes d’information ont été déployées pour sensibiliser la population sur l’importance du recyclage. Cependant, ces efforts semblent insuffisants face à un système qui repose encore largement sur l’enfouissement. Les conteneurs de collecte présents dans les villes, bien que nombreux, ne suffisent pas à encourager un changement comportemental durable parmi les citoyens.
Les conteneurs de collecte
Les rues des villes grecques sont jonchées de conteneurs conçus pour collecter divers matériaux tels que : emballages plastiques, aluminium, papier, déchets alimentaires, ainsi que chaussures et vêtements. Malgré cette accessibilité, le manque de participation effective à la collecte sélective empêche la réussite des systèmes de recyclage. De plus, beaucoup de commerces disposent de conteneurs pour les piles et équipements électriques, mais le taux de participation reste un défi majeur.
Les obstacles à un meilleur taux de recyclage
Malgré la mise en place des infrastructures de recyclage, la Grèce continue de lutter avec un faible taux de recyclage. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment l’absence de mesures dissuasives et la mentalité des citoyens grecs.
Absence de mesures dissuasives
La présidente de l’Association des industries et entreprises de recyclage et de valorisation énergétique, Lena Belsi, a exposé que l’absence de taxes ou d’amendes spécifiques pour encourager le recyclage reste l’une des principales raisons du faible taux de recyclage. Pour beaucoup, l’enfouissement semble être la solution la plus simple et la moins onéreuse. Les frais d’enfouissement en Grèce sont remarquablement bas comparés à d’autres pays européens, où des taxes d’enfouissement significatives incitent les ménages et les entreprises à recycler davantage.
Une mentalité désinvolte envers les déchets
En parallèle, la mentalité de certains citoyens grecs joue également un rôle dans cette situation. Ils considèrent souvent que les déchets qu’ils sortent de chez eux disparaissent, sans se soucier de leur destination. Cela conduit à une insouciance face à l’impact environnemental de l’enfouissement des déchets. Il est impératif que les citoyens prennent conscience que leurs déchets ont des conséquences à long terme et que la gestion des déchets est d’une importance cruciale.
La situation à Athènes et en Attique
La gestion des déchets en Attique, la région autour d’Athènes, est particulièrement préoccupante. Le taux de recyclage y est désespérément bas, environ 15 %, bien en deçà de la moyenne européenne. La décharge de Fili, qui reçoit la majorité des déchets de l’Attique, est désormais considérée comme une menace environnementale et sociale.
Les défis d’Athènes
La capitale grecque est sous pression, et les autorités doivent agir rapidement pour mettre en place des infrastructures modernes pour la valorisation des déchets. Les retards dans la création de nouvelles stations d’épuration exacerbent la crise actuelle, menaçant de provoquer une explosion de déchets dans un avenir proche. Lena Belsi souligne que si la situation d’Athènes n’est pas résolue, les progrès dans d’autres régions du pays ne suffiront pas à améliorer le contexte général de la Grèce.
Exemples de réussite
Bien que la Grèce ait des défis majeurs, certains exemples de recyclage réussis méritent d’être soulignés. L’île de Tilos, par exemple, a presque éliminé ses déchets grâce à son programme « Objectif Zéro ». Ce modèle de réussite démontre que des initiatives ciblées peuvent porter leurs fruits.
L’île de Tilos
Tilos recycle plus de 85 % de ses déchets grâce à des initiatives telles que le tri à la source, le réemploi et le compostage. C’est un exemple potentiellement duplicable qui montre qu’avec les bonnes incitations, les communautés peuvent transformer leur approche des déchets et atteindre des objectifs ambitieux de recyclage. D’autres sites, comme ceux des îles d’Antiparos, d’Alonissos, de Paros et de Naxos, montrent également des initiatives intéressantes, bien que moins abouties, au stade pilote.
Appels à l’action et recommandations
Pour améliorer les taux de recyclage en Grèce, plusieurs actions sont nécessaires. L’Association des industries et entreprises de recyclage demande simplification et accélération des procédures d’agrément pour les ateliers de recyclage. De plus, des contrôles stricts sont essentiels pour assurer le respect des obligations de recyclage par les entreprises et pour imposer des sanctions sévères à celles qui ne respectent pas ces obligations.
Objectifs de l’UE
À l’échelle européenne, l’Union Européenne s’est engagée à atteindre un taux de recyclage d’au moins 70 % d’ici 2030. La Grèce doit redoubler d’efforts pour respecter cet objectif, ce qui implique un changement structurel important dans ses politiques de gestion des déchets. La transition vers une économie circulaire et une meilleure sensibilisation des citoyens sont des étapes clés à franchir pour parvenir à des résultats positifs.
En analysant les mécanismes en place et les comportements des citoyens, nous comprenons mieux pourquoi la Grèce continue de faire face à un défi monumental en matière de recyclage. L’enfouissement des déchets, bien que moins coûteux, entraîne des conséquences néfastes pour l’environnement. En transformant les mentalités et en mettant en œuvre des mesures spécifiques, il est possible d’espérer un avenir où le recyclage devient une priorité au cœur des préoccupations environnementales. L’éducation, l’engagement communautaire et les politiques proactives vont jouer un rôle essentiel pour renverser cette tendance.

La Grèce a investi des milliards d’euros dans des infrastructures de recyclage, et de nombreuses campagnes de sensibilisation ont été mises en place pour encourager les citoyens à mieux gérer leurs déchets. Pourtant, malgré ces efforts et la présence accrue de conteneurs dans les rues pour les emballages plastiques, le papier, et même les vêtements, environ 79% des déchets sont encore enfouis. Les statistiques de l’Association des industries et entreprises de recyclage et de valorisation énergétique (SEPAN) affichent un taux de recyclage alarmant de seulement 17%, l’un des plus bas d’Europe.
Lena Belsi, présidente de l’association, identifie deux raisons majeures expliquant ce fossé entre les initiatives mises en place et les résultats obtenus. La première réside dans l’absence de mesures dissuasives pour inciter les ménages et les entreprises à adopter des pratiques de recyclage. En effet, l’enfouissement des déchets reste la méthode la plus simple et économique pour les Grecs. Actuellement, la taxe d’enfouissement, à 35 € la tonne, est bien inférieure à celle appliquée dans d’autres pays de l’UE, comme l’Italie où elle dépasse les 100 € la tonne. Ce manque de pression fiscale n’encourage pas les efforts de recyclage.
La deuxième explication avancée par Belsi concerne la mentalité des citoyens grecs. Beaucoup d’entre eux considèrent leurs déchets comme les responsables d’une disparition une fois sortis de leur domicile. Ce détachement rend la problématique de l’enfouissement invisible pour eux, et ce manque d’awareness a des conséquences désastreuses pour l’environnement. « Les citoyens ne prennent pas conscience de l’impact de leurs déchets sur la planète », déclare Belsi. L’importance d’une éducation continue et d’une sensibilisation accrue est cruciale pour changer cette perception.
Le cas d’Athènes est particulièrement préoccupant. La région de l’Attique affiche des niveaux de recyclage d’environ 15%, bien en dessous de la moyenne européenne. Les infrastructures actuelles, centrées sur la mise en décharge, sont désormais obsolètes et saturées, comme le montre la décharge de Fili qui reçoit près de 90% des déchets de l’Attique. Cette situation a conduit experts et responsables à alerter sur une possible crise de gestion des déchets si des mesures immédiates ne sont pas prises.
Bien qu’il existe quelques exemples de réussite sur des îles grecques comme Tilos, où plus de 85% des déchets sont recyclés grâce à un programme efficace de tri à la source et de compostage, ces initiatives restent isolées et ne peuvent à elles seules redresser la situation générale du pays. Pour améliorer les taux de recyclage, l’association SEPAN appelle le gouvernement à simplifier les procédures pour la création d’ateliers de recyclage et à imposer des sanctions plus fermes contre les entreprises qui ne respectent pas les obligations de recyclage.


































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