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EN BREF
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Bilan écologique sous la présidence de Macron à l’occasion du G7 Environnement en France
À l’approche du G7 Environnement organisé par la France, un état des lieux met en lumière les actions et les résultats écologiques réalisés sous la présidence de Macron. La loi « Hulot » de 2017 a marqué un tournant en instaurant la fin de l’exploration des hydrocarbures d’ici 2040. Les énergies renouvelables ont progressé, passant de 10,9 % en 2018 à 15,8 % en 2024. Malgré cela, les efforts de décarbonation restent jugés « lents », et la France peine à atteindre ses objectifs climatiques.
Les émissions de CO2 ont diminué de 20 % entre 2017 et 2024, mais la tendance de baisse se stabilise, et un rythme de réduction de 4 % par an est nécessaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Les lois visant à réduire les plastiques à usage unique montrent des résultats mitigés. La lutte contre les PFAS n’a pas encore abouti, et la souveraineté alimentaire a pris une place prépondérante suite à la crise sanitaire et à la guerre en Ukraine.
Enfin, alors que l’objectif de Zéro Artificialisation Nette est fixé pour 2050, des revers législatifs récents pourraient entraver cette ambition. Les progrès en matière de transports électriques sont visibles, mais les défis demeurent nombreux, tous à l’ordre du jour du G7.
Le G7 Environnement, qui se tient cette semaine à Paris, pose la question cruciale du bilan écologique sous la présidence d’Emmanuel Macron. Dans cette analyse, nous examinerons les avancées et les reculs de la France en matière de transition énergétique, de réduction des émissions de CO2, de gestion des déchets plastiques, ainsi que de l’artificialisation des terres, le tout en prenant en compte les enjeux liés à l’agriculture, à l’alimentation et à la biodiversité. À travers un état des lieux et les perspectives futures, nous tenterons de dresser un tableau complet de l’engagement de la France envers la durabilité et l’environnement.
Production énergétique : une transition inachevée
En 2017, la loi « Hulot » a marqué un tournant décisif en actant la fin de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures d’ici à 2040, ainsi que la fermeture des dernières centrales à charbon. La part des énergies renouvelables dans la production énergétique a connu une progression notable, passant de 10,9 % en 2018 à 15,8 % en 2024, selon des statistiques gouvernementales. Cependant, la récente Politique pluriannuelle de l’énergie (PPE) ambitionne de passer de 60 % d’énergies fossiles à 60 % d’énergie décarbonée d’ici 2030. Malgré ces avancées, le gestionnaire du réseau à haute tension, RTE, met en évidence une trajectoire de décarbonation lente, qui pourrait compromettre l’atteinte des objectifs environnementaux fixés par la France.
Les émissions de CO2 en question
Entre 2017 et 2024, le gouvernement annonce une réduction d’environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Toutefois, le rythme de cette baisse semble stagner avec une prévision de diminution de seulement 1,5 % en 2025, comparé à une réduction de 6,8 % en 2023. La stratégie climatique de la France vise une baisse de 4 % par an pour la période 2024-2028, afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Parallèlement, la loi récente sur la simplification de la vie économique a mis en cause l’existence des Zones à faibles émissions (ZFE), pièce maîtresse de la lutte pour la qualité de l’air dans nos grandes villes.
Gestion des plastiques et des polluants éternels
La lutte contre les déchets plastiques a été renforcée par les lois Egalim et Agec, interdisant certains ustensiles à usage unique. Cependant, entre 2018 et 2021, la mise sur le marché des plastiques à usage unique a augmenté de 3,3 %. De plus, la France se trouve en retard sur son objectif de 40 % de taux de recyclage du plastique d’ici 2024. Concernant les polluants éternels, même si une loi visant à restreindre les usages des PFAS a été adoptée en 2025, l’absence de décret d’application pour taxer les industriels pollueurs soulève des préoccupations quant à l’efficacité des mesures en place.
L’artificialisation des terres : des objectifs compromis
L’ambition de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) à l’horizon 2050 a été mise à mal par la loi de simplification de la vie économique, qui pourrait permettre de bétonner 25 000 hectares. Ce renversement de situation a suscité de vives critiques, notamment de la part de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. La préservation des terres agricoles et des espaces naturels se trouve menacée par un développement urbanistique excessif, ce qui compromet sérieusement les efforts de la France pour atteindre ses objectifs en matière d’environnement.
Mobilité et transports : une avancée notable vers l’électrique
Le secteur des transports affiche un signe positif avec une part des achats de véhicules électriques neufs atteignant 28 % du marché en janvier, un record jamais atteint. Ce résultat peut être attribué à des dispositifs d’incitation tels que des bonus ou du leasing social. En 2017, cette part était d’un peu plus de 1 %. Néanmoins, la tentative du gouvernement de promouvoir la fiscalité écologique a été contrariée par le mouvement des Gilets jaunes, qui a mis un terme à la hausse des taxes sur le carburant. Par ailleurs, bien qu’une interdiction de vols intérieurs courts ait été mise en place en 2023, elle ne concerne que trois lignes, laissant un impact minimal sur l’ensemble des émissions du secteur aérien.
Logements : une transition énergétique en berne
Le dispositif MaPrimeRénov’, lancé en 2020 et soutenu par l’Union européenne, a permis la rénovation de près de 2,8 millions de logements sur les 38 millions que compte la France, avec un soutien de 17 milliards d’euros en subventions. Néanmoins, de nombreuses évolutions, dont une baisse d’un milliard d’euros du budget en 2025, soulignent les défis rencontrés dans la mise en œuvre de cette mesure. De plus, seulement 6 % des logements sont classés A ou B, indiquant leur efficacité énergétique, alors que l’Ademe vise 80 à 90 % d’efficacité d’ici 2050.
Agriculture, alimentation et biodiversité : des défis à relever
Les promesses formulées par le gouvernement en 2017 concernant la sortie du glyphosate et la montée en gamme des productions bio n’ont pas été tenues. Après la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine en 2022, le concept de souveraineté agricole et alimentaire a pris le pas sur les précédentes ambitions écologiques. Bien que la consommation de pesticides et d’engrais minéraux ait légèrement diminué, le changement d’indicateur pour mesurer leur usage en 2024 a suscité la controverse parmi les organisations environnementales. De plus, une loi d’urgence agricole, discutée à partir de mai à l’Assemblée, aborde les demandes du syndicat agricole majoritaire, notamment à propos de la gestion des prédateurs et des infrastructures de stockage d’eau.
Perspectives pour l’avenir : entre engagements et révisions
Alors que le G7 Environnement se déroule à Paris, les discussions se portent inévitablement sur le bilan écologique de la présidence d’Emmanuel Macron. Les engagements pris lors précédentes COP et la mise en œuvre des lois relatives à la transition énergétique, à la lutte contre les changements climatiques ainsi qu’à la gestion des ressources naturelles seront scrutés de près. Dans une période où les défis environnementaux se font de plus en plus pressants, l’engagement des gouvernements et leur volonté d’agir concrètement sur le terrain seront essentiels. La France a une occasion unique de se positionner comme un leader dans la lutte pour un avenir durable.
Pour plus d’informations sur les enjeux actuels du G7 Environnement, vous pouvez consulter des articles détaillés sur ces sujets, comme celui proposé par CNews ou par Le Figaro. Ces sources mettent en lumière les éléments cruciaux du débat et les actions à entreprendre pour améliorer le bilan écologique de la France. De plus, des analyses approfondies et des réflexions sur les bilans écologiques des mandatures d’Emmanuel Macron peuvent être trouvées sur L’Info Durable.

Bilan écologique sous la présidence de Macron
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la France a entamé un virage écologique significatif. La loi « Hulot » de 2017 a marqué un tournant en actant la fin de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2040, et la fermeture des dernières centrales à charbon. Cette initiative a été perçue comme un geste fort en faveur de la transition énergétique, mais des critiques évoquent une traction lente dans le processus de décarbonation, avec des experts affirmant que la France ne parviendra pas à atteindre ses objectifs climatiques.
Les émissions de gaz à effet de serre ont connu une réduction de près de 20% entre 2017 et 2024. Cependant, la tendance à la baisse s’est ralentie, suscitant des inquiétudes quant à la capacité du pays à respecter ses engagements de réduire les émissions d’environ 4% par an jusqu’en 2028. Dans le même temps, des lois récentes ont abrogé les Zones à faibles émissions, suscitant des préoccupations pour la qualité de l’air dans les grandes villes françaises.
Concernant les déchets plastiques, bien que les lois Egalim et Agec aient interdit certains plastiques à usage unique, la vente de plastiques à usage unique a paradoxalement augmenté de 3,3% entre 2018 et 2021. Avec un objectif de 40% de taux de recyclage du plastique d’ici 2024, la France semble encore loin de réaliser ses ambitions. Parallèlement, la question des polluants éternels, tels que les PFAS, reste préoccupante, d’autant plus qu’un décret d’application pour la taxation des pollueurs se fait toujours attendre.
L’objectif ambitieux de « Zéro Artificialisation Nette » pour 2050, introduit et renforcé par des législations successives, a été mis à mal récemment par des lois de simplification qui pourraient entraîner la bétonisation de 25 000 hectares, passant ainsi sous silence les engagements environnementaux pris par le gouvernement. La ministre de la Transition écologique a exprimé son inquiétude face à cette situation, soulignant la nécessité d’un équilibre entre développement urbain et protections environnementales.
Dans le secteur des transports, la part des ventes de véhicules électriques a atteint un niveau record, représentant 28% du marché en janvier de cette année, grâce à des dispositifs d’incitation mis en place par l’État. Cependant, des tentatives de réforme de la fiscalité écologique ont été stoppées net par des mouvements sociaux, tel le mouvement des Gilets jaunes, affectant la politique environnementale globale.
En matière de logements, le dispositif MaPrimeRénov’ a permis de rénover près de 2,8 millions de logements, mais fait face à des contraintes de financement, avec une baisse de budget d’un milliard d’euros prévue pour 2025. Actuellement, seulement 6% des logements sont classés comme économes en énergie, un chiffre qui doit être considérablement amélioré par rapport à l’objectif initial de 80-90% d’ici 2050.
Enfin, dans le domaine de l’agriculture et de la biodiversité, le gouvernement n’a pas su se rendre à des promesses antérieures, telles que la sortie du glyphosate. La question de la souveraineté alimentaire prend de plus en plus d’importance, notamment à la suite de crises récentes. Bien que l’usage des pesticides ait diminué, un changement d’indicateur pour mesurer leur utilisation a suscité des inquiétudes parmi les défenseurs de l’environnement.



































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