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EN BREF
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Le CNC a récemment fait le point sur son plan Action !, lancé il y a trois ans pour soutenir la filière cinéma vers une transition écologique. Ce plan, qui se base sur quatre axes principaux – mesurer, former, structurer et accompagner la filière – a permis un progrès notable, avec 87 % des professionnels maintenant des pratiques écologiques. Le président du CNC, Gaëtan Bruel, a souligné l’importance des audits environnementaux et de la formation initiale, tandis que des mesures incitatives autour du bilan carbone sont en préparation. La France est désormais positionnée comme un modèle à suivre au niveau européen dans ce domaine.
Écologie : la dynamique du Plan Action ! continue de s’intensifier
Le 14 mars 2025, au CNC, une journée dédiée à la transition écologique a marqué le bilan des actions menées par le Plan Action ! En trois ans, la dynamique mise en place par le CNC a montré des résultats prometteurs dans l’accompagnement de la filière cinéma vers une approche plus respectueuse de l’environnement. Cette politique, unique à l’échelle mondiale, s’articule autour de quatre axes principaux : mesurer, former, structurer et accompagner. Les enjeux de cette initiative sont considérables et soulignent l’importance d’une collaboration entre les différents acteurs de l’industrie. Ce texte explorera les divers aspects de ce plan, les avancées réalisées, ainsi que les perspectives à venir.
Les fondements du Plan Action !
Le Plan Action ! a été lancé par le CNC en 2021 dans le but d’accompagner le secteur du cinéma dans sa transition vers des pratiques plus durables. Le plan s’étale initialement de 2022 à 2024 et repose sur une approche stratégique guidée par des objectifs clairs :
Mesurer l’impact environnemental
L’une des premières étapes pour engager toute filière dans une transition écologique passe par la mesure de son impact environnemental. Le CNC a mis en place des audits afin d’évaluer la consommation d’énergie et les émissions de carbone associées aux activités cinéma. En 2022, une évaluation fut réalisée sur les salles de cinéma, suivie d’études plus spécifiques sur les studios de tournage et d’animation les années suivantes. Ces diagnostics permettent de poser un cadre qui éclairera les décisions futures.
Former les professionnels
La formation est un autre axe primordial du Plan Action ! Le CNC a initié des programmes de formation destinés à sensibiliser les professionnels du secteur à l’éco-production. En collaboration avec des partenaires tels que le Bureau des acclimatations, des modules de formation ont été créés et suivis par plus de 3 500 étudiants dans 25 écoles de cinéma depuis 2022. Ce levier éducatif vise à établir une culture d’écoresponsabilité dès la formation initiale.
Structurer la filière
La structuration du secteur est essentielle pour garantir la pérennité des initiatives écologiques. Le CNC a orchestré la mise en place de l’Observatoire de la transition écologique, qui a pour mission de centraliser et d’analyser les données relatives à la consommation énergétique et aux pratiques durables au sein de l’industrie. Cette structuration vise à établir des trajectoires cohérentes avec la stratégie nationale bas carbone, intégrant ainsi le secteur du cinéma dans une vision plus large de la transition écologique nationale.
Accompagner les acteurs de la filière
Le soutien aux acteurs de la filière est un élément clé. Le CNC a mis en œuvre un dispositif d’accompagnement qui facilite l’adoption de pratiques durables. Cela inclut des subventions conditionnées à des bilans carbone, prêts à resserrer les liens entre les aides reçues et les efforts réalisés pour réduire les emissions de carbone. Cette approche est devenue incontournable dans un contexte où les coûts énergétiques et les contraintes réglementaires sont de plus en plus prégnants.
Les résultats concrets du Plan Action !
Au fil des trois premières années d’application, le Plan Action ! a apporté des résultats significatifs, notamment en termes d’engagement des professionnels. En 2023, 87 % des acteurs de la filière déclaraient avoir adopté des pratiques écologiques, une augmentation de 9 points par rapport à l’année précédente. Cependant, cette montée en compétence est également motivée par des réalités économiques et réglementaires, rendant l’écologie non seulement une nécessité morale mais aussi une stratégie compétitive.
La montée de l’éco-conditionnalité
Un des leviers pour inciter à l’action a été l’introduction d’une éco-conditionnalité pour les aides allouées par le CNC. Depuis 2024, les soutiens à la production, y compris pour le jeu vidéo et l’animation, nécessitent un double bilan carbone. Cette démarche est essentielle pour obtenir des données tangibles sur l’impact environnemental des projets, et pour orienter les financements vers les initiatives les plus vertueuses.
Les outils de mesure et d’évaluation
Les outils de suivi tels que SeCO2, Carbon’Clap et Carbon Stage permettent non seulement d’évaluer les projets, mais aussi de mieux structurer les données collectées. La mise en place d’une méthodologie commune pour l’évaluation des émissions de carbone est envisagée, ce qui renforcera l’efficacité des bilans et facilitera la comparaison des résultats.
Les perspectives d’avenir
Avec un solide bilan à son actif, le CNC prévoit d’élargir ses initiatives pour renforcer davantage la dynamique du Plan Action ! Les rencontres qui se succèdent, telles que celle du 11 mars, visent à intensifier cette dynamique en établissant des partenariats et en intégrant des retours d’expérience de l’ensemble des acteurs de la filière.
Vers une normalisation des standards écologiques
Le référentiel Afnor, qui aide les professionnels à se conformer aux normes d’écoresponsabilité, offre un socle précieux pour les activités de production. Promulgué à titre d’exemple, ce référentiel détient le potentiel de devenir une norme de fait dans l’industrie, facilitant l’intégration des normes environnementales dans les processus de production.
Opportunités de partenariat et d’innovation
Les normes écologiques présentent également des opportunités d’innovation. La France, avec ses avancées écologiques, a la possibilité de devenir un modèle pour d’autres pays et pourra ainsi établir un leadership dans le secteur. Cette vision a été évoquée par le président du CNC, qui a promis de continuer à promouvoir ces sujets à l’échelle européenne.
Conclusion sur l’importance de la dynamique écologique
Alors que le CNC continue de piloter cette initiative d’envergure, il devient clair que la dynamique du Plan Action ! est loin d’être en phase terminale. Elle représente une opportunité pour le secteur du cinéma d’aligner ses pratiques avec les enjeux contemporains liés à l’environnement. En prime, elle conduit à une prise de conscience collective nécessaire dans tous les segments de l’industrie, redéfinissant ainsi le paysage du cinéma pour les années à venir.
Témoignages sur Écologie : la dynamique du Plan Action ! continue de s’intensifier
« Quand nous avons lancé le Plan Action ! il y a trois ans, notre objectif était clair : faire évoluer notre secteur vers une plus grande durabilité. Aujourd’hui, je suis ravi de constater que 87 % des professionnels affirment avoir intégré des pratiques écologiques dans leur activité. C’est un véritable tournant qui montre l’engagement collectif de notre filière. »
« La mise en place de l’Observatoire de la transition écologique a été une étape cruciale. Non seulement cela nous permet de poser des diagnostics précis sur notre impact environnemental, mais cela nourrit également une réflexion stratégique sur les trajectoires bas carbone à adopter. Il est essentiel que chaque acteur de l’industrie prenne conscience de son rôle dans cette transition. »
« La formation initiale en éco-production a permis à des milliers d’étudiants de se préparer à un avenir où la durabilité est au cœur de leur pratique. Avoir sensibilisé 3 500 jeunes professionnels en seulement deux ans démontre que l’éducation est un levier puissant pour transformer la mentalité de notre secteur. »
« En tant qu’exploitant, j’ai pu bénéficier des outils concrets proposés pour réduire notre consommation d’énergie. Ces ressources non seulement facilitent notre transition, mais nous donnent également la confiance nécessaire pour faire des choix plus responsables. C’est une démarche incitative qui nous encourage à innover. »
« L’introduction du bilan carbone, conditionné aux aides du CNC, a déjà permis d’identifier d’importants écarts d’impact en fonction des projets. Cela nous pousse à améliorer continuellement nos méthodes et à partager nos expériences entre professionnels. Plus nous échangeons, plus nous avançons collectivement vers un futur écoresponsable. »
« La volonté du CNC de mettre en place un référentiel Afnor pour la production écoresponsable est une avancée majeure. Avoir une norme commune offre non seulement une structure à nos efforts, mais cela nous permet aussi de mutualiser nos expériences et de tendre vers des pratiques optimisées. »
« C’est également encourageant de constater que la question de l’>écologie s’inscrit désormais au cœur des discussions européennes. La France, grâce à ses initiatives, peut vraiment inspirer d’autres pays. Je pense que cette dynamique va se renforcer et que notre secteur a un rôle à jouer pour transformer les mentalités au-delà de nos frontières. »

































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