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EN BREF
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Une ONG environnementale a critiqué le fonds souverain norvégien, le plus important au monde, pour son décrochage concernant ses engagements en matière de changement climatique. Malgré son objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 pour les entreprises dans lesquelles il investit, le rapport indique que le fonds n’atteint pas ses ambitions. En 2022, le gestionnaire du fonds a mis en place des exigences pour inciter les entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, mais les résultats de ses votes lors des assemblées générales montrent un manque d’engagement face à des sociétés pétrolières et gazières majeures. Les critiques soulignent une absence de pression suffisante sur ces entreprises pour qu’elles adoptent des stratégies durables.
Le fonds souverain norvégien, doté d’un impressionnant portefeuille de 2.200 milliards de dollars, est souvent loué pour ses ambitions en matière de durabilité et de lutte contre le changement climatique. Pourtant, un récent rapport publié par l’ONG Framtiden i Vaare Hender jette un doute sur la véritable efficacité de ces engagements. Bien que le fonds s’efforce d’imposer des normes de neutralité carbone aux entreprises dans lesquelles il investit, les résultats des actions menées suscitent des préoccupations quant à la sincérité et la rigueur de ses engagements.
Contexte et portée du fonds souverain norvégien
Le fonds souverain norvégien, géré par Norges Bank Investment Management (NBIM), constitue le plus grand fonds d’investissement public au monde. Sa mission principale est d’investir les excédents issus des ressources pétrolières du pays dans divers actifs à travers le globe. In fine, l’objectif de ce fonds est de garantir le bien-être des générations futures en préservant une source de revenus stable.
Depuis l’Accord de Paris en 2015, le fonds a mis en place un objectif ambitieux : que toutes les entreprises dans lesquelles il investit atteignent la neutralité carbone d’ici 2050. Cela implique actuellement environ 7.200 entreprises à travers le monde. Les engagements sont donc vastes, mais la question qui se pose est de savoir si ces ambitions se traduisent réellement en actions concrètes.
Les attentes du fonds en matière de changement climatique
Pour atteindre son objectif de neutralité carbone, le fonds exerce des pressions considérables sur les conseils d’administration des entreprises qu’il finance. NBIM fixe des attentes claires concernant la nécessité d’élaborer des plans de transition vers des modèles économiques moins polluants. Cela peut inclure des dialogues directs avec les entreprises, des votes lors des assemblées générales, et, le cas échéant, un désengagement d’investissement si les entreprises ne respectent pas les normes définies.
Malgré ces mécanismes de pression, le rapport de l’ONG Framtiden i Vaare Hender souligne une déconnexion inquiétante entre les objectifs affichés et la réalité des votes du fonds concernant des entreprises polluantes majeures. En effet, en 2022, lors d’un scrutin particulier, le fonds n’a manifesté son désaccord qu’à trois reprises, laissant penser qu’il n’agissait pas avec la vigueur nécessaire face à des enjeux climatiques capitales.
L’évaluation des actions menées par le fonds
Le rapport de Framtiden i Vaare Hender a analysé les actes de vote de NBIM pour 2022, en prenant en compte 23 votes jugés prioritaires qui touchaient douze sociétés d’exploration et de production pétrolière et gazière. Parmi ces entreprises, des noms comme BP, Shell, Petrobras, Chevron, et ExxonMobil se sont révélés préoccupants en raison de leur croissance continue dans le développement de leurs capacités d’extraction d’hydrocarbures.
Il est particulièrement alarmant de constater que NBIM a soutenu les conseils d’administration de ces entreprises lors de l’assemblée générale, optant ainsi pour la protection de la direction plutôt que d’apporter un soutien aux propositions plus respectueuses de l’environnement. Cela démontre une certaine complaisance à l’égard du risque climatique et du financement d’activités qui exacerbent ce problème.
Les conséquences d’un engagement insuffisant
Ce manque d’engagement du fonds souverain norvégien a des implications significatives non seulement sur le plan environnemental, mais également sur le plan financier. Le risque climatique est désormais reconnu par de nombreux experts financiers comme un risque systémique. En choisissant de ne pas agir fermement, le fonds expose son portefeuille à des pertes potentielles à long terme liées aux évolutions réglementaires, aux changements de normes sociétales et à l’impact croissant du changement climatique lui-même.
La conseillère en finance durable, Lucy Brooks, a souligné que le bilan des votes de NBIM pour 2025 montre un « manque inquiétant d’engagements », mettant ainsi en exergue la nécessité impérieuse d’une gestion proactive des risques climatiques. Les appels à des actions plus consistantes se font donc pressants.
Le rôle de la communication dans l’engagement climatique
Afin d’atténuer la pression croissante de la société civile et des investisseurs, NBIM s’est engagé à maintenir le dialogue avec les entreprises dans lesquelles il investit. Le fonds déclare qu’il continue d’attendre des entreprises qu’elles alignent leurs stratégies sur des parcours de zéro émission nette à l’horizon 2050. Ces communications sont perçues comme une façade par certains militants qui estiment que les actions concrètes tardent à suivre les déclarations publiques.
NBIM affirme que le vote est l’un des outils parmi tant d’autres dont il dispose pour influencer le changement, mais l’impact de ce mécanisme reste à évaluer dans un contexte où d’autres acteurs appellent à une plus grande transparence et à un meilleur contrôle des stratégies en matière de combustibles fossiles.
Les considérations éthiques et économiques
La réticence de NBIM à soutenir des propositions d’actionnaires jugées trop énergétiques ou irréalistes soulève également des questions éthiques. Le fonds affirme que les conseils d’administration sont responsables des décisions stratégiques et opérationnelles, ce qui implique que le fonds ne souhaite pas interférer dans la gestion des entreprises. Cependant, d’aucuns se demandent si cette position est vraiment tenable dans un moment où la responsabilité sociale des entreprises devrait primer sur la performance financière à court terme.
Les répercussions sur l’image du fonds souverain
L’insuffisance des engagements climatiques du fonds a des répercussions non seulement sur la santé de l’environnement, mais également sur l’image du fonds souverain lui-même. Dans un monde où les investisseurs cherchent de plus en plus à aligner leurs portefeuilles sur des valeurs éthiques et durables, les failles de ce grand acteur financier pourraient détourner des capitaux. En effet, les capacités d’attirer des investissements peuvent être remises en question si le fonds paraît non engagé dans la transition vers une économie durable.
La nécessité d’une transformation est pressante, et si le fonds maintient une approche passive face à un défi global tel que le changement climatique, il pourrait bientôt faire face non seulement à des critiques d’organisations environnementales, mais aussi à une perte de confiance de la part des investisseurs.
Conclusion ouverte sur l’avenir des engagements climatiques
Les préoccupations exprimées par l’ONG Framtiden i Vaare Hender soulèvent des interrogations cruciales quant à l’avenir des engagements climatiques du fonds souverain norvégien. alors que la question du changement climatique prend de l’ampleur sur la scène mondiale, le fonds doit prendre la mesure de la situation et agir en conséquence. Les analyses et les pressions croissantes des différentes parties prenantes pourraient inciter à une redéfinition des priorités, tout en redonnant espoir quant à la possibilité d’un engagement véritable et substantiel envers un avenir durable.

Le fonds souverain norvégien, le plus grand au monde avec ses 2.200 milliards de dollars, se trouve sous le feu des critiques d’une ONG environnementale, qui s’inquiète de son retrait progressif de l’engagement actif envers le climat. Un rapport publié récemment a mis en lumière des lacunes alarmantes dans le respect des objectifs climatiques affichés par le fonds.
Depuis 2022, l’objectif du fonds est de s’assurer que toutes les entreprises dans lesquelles il investit atteignent la neutralité carbone d’ici 2050, conformément aux engagements de l’Accord de Paris. Ce projet touche environ 7.200 entreprises à travers le globe. Cependant, la Norges Bank Investment Management (NBIM), gestionnaire du fonds, semble ne pas parvenir à traduire ces ambitions en actions concrètes.
Le rapport de l’ONG Framtiden i Vaare Hender a révélé que malgré les attentes fixées envers les entreprises, le fonds a très peu participé à des votes décisifs concernant les sociétés d’exploration et de production pétrolière. Sur 23 votes prioritaires, le fonds n’a exprimé son désaccord qu’à trois reprises, suscitant l’inquiétude quant à son véritable engagement dans la lutte contre le changement climatique.
Les experts, comme Lucy Brooks de l’ONG, soulignent que le bilan de vote de NBIM pour 2025 illustre un manque d’engagement face à un risque financier majeur : le risque climatique. Ce constat ne fait qu’accroître les doutes sur la volonté réelle du fonds de défendre des pratiques durables devant ses entreprises investies.
Alors que le fonds déclare continuer à exiger des entreprises qu’elles publient des plans de transition crédibles et alignent leurs opérations sur des objectifs de zéro émission nette, ses actions lors d’assemblées générales, notamment celle de BP, montrent un manque d’engagement au niveau stratégique. NBIM a en effet choisi de soutenir le conseil d’administration plutôt que d’adhérer aux appels des investisseurs pour une meilleure transparence et des pratiques environnementales plus responsables.
Les promesses du fonds concernant la pression exercée sur les entreprises pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050 semblent de plus en plus éloignées de la réalité. Les critiques s’intensifient, mettant en question la véritable nature de l’engagement du fonds envers la durabilité et la responsabilité sociale des entreprises dans lesquelles il choisit d’investir.


































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